Convention crac

Assurance Dommage Ouvrage

Comment fonctionne la convention Crac ?

En tant que professionnels de la construction, vous n’êtes pas à l’abri des risques qui peuvent vous affecter ainsi que toutes les personnes avec lesquelles vous interagissez, à cause d’un désordre de l’ouvrage (voir assurance dommage ouvrage). Lorsque l’on constate une défectuosité de celui-ci, on se repose souvent sur la garantie décennale. C’est ici que la convention CRAC entre en jeu. Mais cela peut rendre difficile le règlement de sinistre. Depuis 1983, les établissements d’assurances sont assujettis à la Convention de règlement de l’assurance. De nos jours, les assureurs constructions veulent que les frais engagés dans l’indemnisation des dommages-ouvrages offrent une juste réparation aux assurés. Nous allons voir dans la suivante quelles sont les améliorations apportées par la convention de règlement de l’assurance construction.

Qu’est-ce que la convention CRAC ?

Dans le cadre de la mise en œuvre de la Loi Spinetta, la Convention de règlement de l’assurance construction ou CRAC est un accord conventionnel adopté par toutes les compagnies d’assurances en France dans le but d’optimiser la gestion des sinistres. Les grandes lignes de la CRAC s’attellent sur les points suivants :
– La diminution du coût de gestion des sinistres, conformément à la loi Spinetta
– Le règlement amiable des sinistres dans le respect de l’équité entre les assureurs signataires de cette convention
Comme les conséquences occasionnées par un sinistre peuvent être importantes, il est conseillé aux assureurs d’adhérer à la convention CRAC, ceci pour une protection meilleure de ses intérêts.

Le champ d’application de la CRAC

– Les désordres immobiliers visés par l’article 1792 du Code civil

La responsabilité présumée par les dispositions de l’article 1792 concerne les dommages qui affectent la solidité de l’ouvrage, notamment lorsque ceux-ci sont indissociables avec l’ossature, la fondation ou encore la viabilité de l’ouvrage. On considère qu’un élément d’équipement est indissociable à l’élément substantiel de l’ouvrage lorsqu’il est impossible de le remplacer ou de le démonter sans affecter l’ouvrage.

– Les contrats annexés par une garantie annexe facultative

En vertu du contrat de construction, le maître d’œuvre ou l’entrepreneur principal est responsable envers le donneur d’ordre des dommages pouvant résulter de sa prestation, ayant compromis l’ouvrage, du moment que ses actes ont affecté l’un des éléments constitutifs rendant impropre à sa destination. C’est alors que la garantie doit se mettre en œuvre afin de dédommager le maître d’ouvrage. Il existe trois types de garanties :
• La garantie des éléments d’équipement dissociables
• Les existants
• Les dommages immatériels consécutifs
Plus précisément, il s’agit des contrats souscrits par application des articles L 242-1, L 242-2, L 241-1 et L 241-2 du Code des assurances lors de la mise en jeu de ces garanties. La présence des sous-traitants ne décharge pas les assureurs des constructeurs de leur obligation. Cependant, ils peuvent s’exonérer de sa responsabilité en prouvant que les dommages découlent d’une cause étrangère.

Les principes de la convention CRAC

– L’expertise unique

Au titre de cette convention, un expert unique est mandaté par l’assureur dommages-ouvrage aux profits de tous les assureurs. Une liste d’experts généralistes et d’experts spécialistes leur est soumise. À travers la CRAC, l’expert travaille pour le compte de l’assureur dommages-ouvrages. C’est donc en se basant sur les expertises de ce dernier que les assureurs vont déterminer le montant des indemnisations à allouer à l’assuré. Conformément à l’article 5 de la CRAC, l’expert va informer les intervenants sur la nature de sa mission en s’adressant directement aux assureurs et aux constructeurs. Il doit donc porter à la connaissance des concernés toutes les sources d’informations par lesquelles il a établi son expertise. Les honoraires de l’expert sont à la charge de l’assureur dommages-ouvrages ainsi que l’ensemble des assureurs en responsabilité en fonction de leurs versements.

– L’abaissement des frais de gestion et d’expertise

L’intérêt de la convention CRAC est de faire de réduire les frais d’expertise et de gestion. Cela va faciliter les recours de l’assureur contre l’entrepreneur ou les constructeurs responsables, ou contre l’assurance en responsabilité ou l’assureur du défaillant. La réduction implique de faire usage des seuils de références en adéquation avec le marché du BTP. Le but est également de maintenir ce seul d’indexation dans le traitement des dossiers. La convention CRAC contient divers plafonds d’indexation permettant de déclencher des procédures. C’est ainsi qu’il est nécessaire de recourir à un économiste dès lors que le coût de l’opération atteint 25 000 euros. Une procédure spécifique est mise en œuvre lorsque le montant des travaux excède à celui réévalué annuellement.

Les règles simplifiées pour se prévaloir de l’assurance dommages-ouvrages

Lorsqu’un sinistre survient, il sera instruit de manière à ce que l’indemnité soit réglée au plus tard dans les trois mois de sa demande. Le dossier d’instruction de sinistre réunit tous les éléments susceptibles de prononcer la mise en jeu des garanties et les indemnités à allouer respectivement par les assureurs concernés (les garantissant, les assureurs de responsabilités, les sous-traitants, etc.). Le document va contenir le rapport permettant de constater les désordres, les compléments ayant donné origine aux désordres. L’assureur va alors informer le bénéficiaire de la responsabilité, sinon l’expert pour compte commun. Les assureurs ne doivent en aucun cas contester la nature des désordres ainsi que le montant des réparations. Ils ont toutefois la possibilité de soulever des exceptions de garanties.

Le règlement amiable des litiges

Depuis 2008, la convention CRAC admet la clause d’arbitrage pour les litiges ne parvenant pas à trouver d’accord amiable. En cas de litige entre les parties, il est possible de la soumettre à un arbitrage à la suite d’une rédaction d’un compromis étalant l’objet du litige en question. Un ou plusieurs arbitres peuvent être désignés en référence de la liste indicative établie par la commission d’Application. Les arbitres vont donc statuer sur le litige en ne rendant qu’un avis. Lorsqu’il y a difficulté de désigner les arbitres, c’est le juge du Tribunal de grande instance qui s’en charge en se basant sur les arbitres choisis par les parties. Lorsque le maître d’ouvrage n’a pas procédé au contrôle technique de l’immeuble évalué à de 500 000 euros et/ou plus, une sanction peut être perpétrée à son égard. Mais l’assureur ne peut en aucun cas se faire rembourser sur les 50 % des frais destinés à l’expertise.

L’indemnisation de la victime

À partir du moment où la victime a été indemnisée, l’assureur DO peut exercer son recours auprès des assureurs de responsabilité pour se répartir les charges de cette responsabilité. Cela inclut les litiges touchant la responsabilité civile du maitre d’ouvrage.

 

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